Back to top
Author: stephan.schuster
Auteur
Ministère de la Culture

En présence du collège échevinal de la commune de Schieren, de son nouveau bourgmestre Eric Thill et du directeur du Centre national de recherche archéologique (CNRA), Foni Le Brun-Ricalens, la ministre de la Culture, Sam Tanson, et la ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable, Carole Dieschbourg, ont visité, ce vendredi 28 février, le chantier des fouilles archéologiques qui se déroulent actuellement sur le site de la villa gallo-romaine de Schieren «Auf  Schlammgraecht». Suite aux explications fournies par les représentants du CNRA, les parties prenantes ont mené un échange sur les futurs moyens pour valoriser la villa en tant que site antique exceptionnel à l’échelle nationale et européenne et pour faciliter l’accessibilité au public.

Grâce à son état de conservation exceptionnel, la villa exhibe un intérêt scientifique sans équivoque. Le domaine se compose du palais principal (pars urbana), de thermes et d’une dizaine de dépendances (pars rustica), couvrant ensemble plus de 8 hectares.

« Le fait que de tels trésors se cachent sous nos pieds démontre la nécessité de disposer du cadre légal approprié permettant la pratique d’une archéologie préventive», a précisé Sam Tanson en évoquant le projet de loi relative au patrimoine culturel, déposé en août 2019 à la Chambre des Députés.

Les travaux scientifiques sur ce site ont été réalisés dans une première phase de 2013 à 2018, dans le cadre de l’élargissement de la route B7 pour améliorer l’accessibilité du site. Ce projet a été cofinancé par le ministère de la Culture et le ministère de la Mobilité et des Travaux publics. Dans une deuxième phase de 2019 à 2023, les fouilles se concentrent sur le bâtiment principal qui se développe sur 4000m2.

Pendant la visite, le directeur et les représentants du CNRA ont présenté le site et le bâtiment principal de la villa en cours de fouille. Le caractère exceptionnel de ce palais romain, présentant un excellent état de conservation, a été souligné à plusieurs reprises, et illustré à l’aide d’exemples tels que l’emprise au sol du palais qui est conservée dans sa totalité et non recouverte par des constructions postérieures.

L’archéologue-toïchographologue Sabine Groetembril du Centre d’étude des peintures murales romaines de Soissons (CEPMR) a fourni des explications supplémentaires sur les enduits muraux et leur restauration. Depuis 2015, chaque année, des fresques polychromes sont mises au jour lors de la progression des fouilles. Les peintures sont remarquables et animées de diverses représentations mythologiques. Il s’agit d’une découverte unique pour le Luxembourg et le nord de l’Europe en périphérie de la ville impériale de Trèves.