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Annexes du Château de Bourglinster

Le 23 mars 2016, la réunion de réflexion sur le secteur du théâtre a eu lieu dans les Annexes du Château de Bourglinster. Cette rencontre, qui réunissait 35 personnes du secteur du théâtre représentant les artistes, les institutions, les associations et les centres culturels, a été l’occasion d’examiner de près l’état actuel du secteur du théâtre, d’identifier ses besoins et de déterminer ses objectifs afin de réfléchir ensemble aux moyens pour les atteindre.

Sujets :

  • Quels sont actuellement les grands défis du secteur du théâtre au Luxembourg ? 
  • Quelles sont vos attentes à l’égard des Assises culturelles qui se tiendront au cours de l’année 2016 ? Selon vous, quels messages devront ressortir de ces Assises ? Quelles suites devront être réservées aux Assises ? 


Synthèse des discussions :
 
Question 1 : Quels sont actuellement les grands défis du secteur du théâtre au Luxembourg ?
 

  • Promotion de la création artistique : 
    • diversification de la programmation au niveau national pour atteindre tous les publics ;
    • augmentation du nombre de représentations de créations luxembourgeoises ;
    • création d’un bureau de diffusion pour tous les domaines des arts de la scène. 

 

  • Éducation à la culture : 
    • coopération interministérielle entre le ministère de la Culture et le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse ;
    • intégration d’une formation culturelle pendant le stage pédagogique des enseignants et éducateurs ;
    • sensibilisation des jeunes à l’art et à la culture ;
    • développement de l’enseignement artistique dans les écoles ;
    • intégration du théâtre dans les programmes scolaires ;
    • remboursement par le ministère de l’Éducation nationale de la différence tarif plein / tarif réduit pour classes scolaires ;
    • reconnaissance des cours donnés à l’école par des intermittents du spectacle dans le calcul des aides sociales ;
    • développement de l’audience. 

 

  • Professionnalisation du secteur : 
    • professionnalisation des acteurs et des divers métiers du théâtre (facilité d’accès aux métiers du théâtre, création d’emplois, promotion de formations professionnelles à l’étranger, sensibilisation aux métiers techniques du théâtre) ;
    • professionnalisation des structures au niveau logistique et ressources humaines ;
    • création d’un bureau central de production pour les petites structures théâtrales ;
    • création d’un « Staatstheater » pour rendre l’offre plus attractive ;
    • création d’une fédération, indépendante de l’État, pour défendre les intérêts des techniciens et des acteurs ;
    • développement des lieux de création et augmentation du temps de création (création d’un lieu subventionné par l’État pour donner aux artistes une liberté absolue en termes de recherche et de création) ;
    • développement des infrastructures pour les compagnies ;
    • création d’une formation professionnelle aux métiers des arts du spectacle (collaboration avec les trois conservatoires, professeurs mieux formés, création d’un cursus universitaire) ;
    • développement d’un échange entre les acteurs du théâtre autour de la question du théâtre aujourd’hui ;
    • amélioration du réseau de communication des théâtres luxembourgeois ;
    • rotation au niveau des postes des directeurs dans les centres culturels ;
    • meilleure coordination des acteurs au niveau institutionnel et meilleure supervision des institutions par le ministère de la Culture ;
    • exigence de compétences et connaissances en matière culturelle de la part des représentants du ministère ;
    • définition des modalités d’une coproduction (uniformisation des contrats et décision sur un pourcentage minimum d’apport financier) ; 
    • définition de barèmes de salaires/cachets minimums (à définir éventuellement par un syndicat d’artistes) ;
    • augmentation des castings. 

 

  • Cadre de travail 
    • adaptation de la loi du travail luxembourgeoise au milieu artistique et culturel (p.ex. horaire de travail prolongé, horaire des répétitions, annulation d’une production pour cause de maladie) ;
    • régularisation de la retenue à la source et de la TVA (exemption, harmonisation, simplification administrative) ;
    • suppression de l’impôt sur l’intermittent (recherche de solution par rapport aux énormes avances à la sécurité sociale) ;
    • création d’une cellule d’expertise juridique et administrative (contrats de travail, impôts, administration de la sécurité, droits d’auteur) ;
    • création d’un statut juridique intermédiaire entre asbl et établissement public (notamment pour les asbl qui gèrent un budget élevé et qui emploient plus de 10 personnes) ;
    • redéfinition du terme « mesures sociales » au bénéfice des artistes professionnels indépendants et des intermittents du spectacle. 

 

  • Subventionnement à la création artistique : 
    • augmentation du budget de la culture à un minimum de 1% du PIB de l’État ;
    • réforme du système de subventionnement par
      • une directive sur l’octroi de subventions ;
      • des subventions substantielles pour la création, la production et la diffusion ;
      • la facilité d’accès aux subventions ;
      • la promotion de l’écriture théâtrale et de la traduction de pièces étrangères en langue luxembourgeoise ;
      • la création d’une bourse pour les reprises et  la diffusion ;
      • une meilleure répartition des subventions ;
      • l’exclusion de subventions pour des productions qui ne sont jouées qu’une seule fois ;
      • l’augmentation de la transparence ;
      • la différenciation entre amateurs et professionnels ;
      • la spécification des missions dans les conventions.
    • augmentation des tarifs des spectacles ;
    • création d’un Fonds national de soutien au spectacle vivant. 

 
Question 2 : Quelles sont vos attentes à l’égard des Assises culturelles qui se tiendront au cours de l’année 2016 ? Selon vous, quels messages devront ressortir de ces Assises ? Quelles suites devront être réservées aux Assises ?
 

  • Prise en compte des demandes du secteur ;
  • Hausse du budget réservé au secteur culturel ;
  • Position claire des politiques sur ce qu’est la politique culturelle ;
  • Revalorisation du spectacle vivant par le ministère de la Culture ;
  • Reconnaissance du potentiel économique inhérent au secteur ;
  • Redéfinition du service public dont la mission est de garantir l’accès à la culture pour tous ;
  • Plan de développement culturel avec des objectifs stratégiques pour une réalisation concrète et mesurable ;
  • Échange régulier avec le ministère de la Culture ;
  • Publication d’un rapport détaillé sur les Assises.