Back to top
Author: stephan.schuster
Auteur
Ministère de la Culture

La ministre de la Culture, Sam Tanson, a assisté le 13 novembre 2019 à la 40e conférence générale de l’Unesco à Paris. La conférence générale réunit tous les deux ans les représentants de 193 États membres et détermine l’orientation générale, le programme et le budget de l’organisation onusienne pour les deux années suivantes.

Lors de la séance d’ouverture de la conférence, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a précisé les attentes du système des Nations unies vis-à-vis de l’Unesco, notamment sur les défis majeurs de l’éducation du XXIe siècle, de l’intelligence artificielle, la biodiversité, la liberté des médias, la prévention des extrémismes. Il a par ailleurs rappelé l’importance des sites du patrimoine mondial, des réserves de biosphère et des géoparcs comme modèles du développement durable pour désamorcer la crise du changement climatique.

Pour la première fois lors d’une conférence générale, la parole a été donnée à des jeunes du monde entier qui ont pu s’échanger avec des chefs d’État sur l’avenir de notre planète. La jeune Luxembourgeoise Séréna Boukelmoun, élève à l’Athénée de Luxembourg (école associée de l’Unesco) a fait un brillant plaidoyer pour un emploi judicieux des nouvelles technologies.

Lors du débat de politique générale, Sam Tanson a mis l’accent sur l’importance du multilatéralisme dans un monde fracturé. «À travers ses nombreux réseaux, l’Unesco peut inciter le renouveau d’un multilatéralisme vivant et informé, où la dignité de chaque culture et de chaque être est protégée et valorisée.»

Mentionnant les derniers développements de sa politique culturelle, la ministre a exposé les efforts nationaux en vue de la transposition du plan du développement culturel.

Par ailleurs, la ministre a demandé le soutien des États membres pour la candidature de la région sud du pays au programme «L’Homme et la Biosphère» de l’Unesco, objectif énoncé dans le programme gouvernemental. Marquée par son passé minier, puis reconvertie en zones naturelles avec une diversité foisonnante, la région Minett vise entre autres le tourisme durable, le développement des produits du terroir et la conservation du patrimoine industriel.

La ministre a encore souligné le rôle catalyseur des programmes de l’Unesco pour aboutir à un monde plus juste, à des sociétés du savoir plus tolérantes, des villes plus respectueuses de leur environnement. «La citoyenneté globale s’apprend, les valeurs humanistes se cultivent et c’est pour cela que l’Unesco reste une organisation primordiale.» Il convient par ailleurs de préciser que le Luxembourg soutient depuis cette année le Programme international pour le développement des communications, un forum multilatéral ayant pour objectif d’assurer le progrès des médias dans les pays en développement.

Enfin, la ministre a tracé les passerelles entre patrimoine culturel et naturel: «La créativité et l’expérience humaine, la mémoire collective, l’accès aux connaissances les plus diverses, permettent de nous inspirer de notre héritage pour bâtir un meilleur avenir qui protège la planète.»

La conférence générale poursuivra ses travaux jusqu’au 27 novembre 2019 en abordant les grands programmes d’éducation, des sciences naturelles, sociales et humaines, de la culture et de la communication et de l’information.