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Author: stephan.schuster
Auteur
Ministère de la Culture

„Le secteur culturel a été très affecté par l'annulation de tous les événements en direct, mais n´est pas prêt à perdre l'espoir.“

Même pendant le coronavirus, la scène jazz du pays reste vivante. L'équipe des „Crazy Quarantine Sessions“ propose 3 rendez-vous réguliers chaque semaine pour une session jazz sur le net.

Comment est née l'idée des „Crazy Quarantine Sessions“?
L'idée pour cette initiative „Crazy Quarantine Sessions“ vient de 5 musiciens actifs de la scène luxembourgeoise, un collectif d'amis qui, en ces temps difficiles, recherchaient des opportunités en tant qu'artistes, pour amener la musique, malgré les limites extrêmes, chez le public à l'extérieur, ou dans ce cas, „à l'intérieur“. L'équipe est composée de Pol Belardi, qui est responsable de la direction artistique et du concept global, de Jérôme Klein, qui assure notre mise en œuvre technique des vidéos et du streaming, de Pit Dahm, qui couvre la mise à jour permanente sur nos réseaux sociaux, de Charles Stoltz, qui en tant qu'ingénieur du son gère le mix des chansons, et de Niels Engel, qui s´occupe du design et des concepts graphiques. Nous avons eu cette idée très tôt, quand la situation s'intensifiait, avec un concept clair qui repose sur deux points: 1. continuer à collaborer avec plusieurs musiciens, 2. travailler avec les normes les plus élevées possibles de l'audio et de la qualité de la production vidéo. Cela nous distingue des autres grandes initiatives, telle que l'initiative „Live aus der Stuff“ de notre collègue et musicien Serge Tonnar, et garantit que nous pouvons coexister sans problème.

Comment est-ce que vous financez le projet et mettez en place votre programme?
Le ministère de la Culture, la Fondation EME, le Centre Culturel Neimënster et la radio 100,7 soutiennent cette initiative. En outre, il existe une plateforme crowdfunding pour les personnes qui souhaitent promouvoir l'initiative. Le concept est le suivant: chaque session un musicien invité reçoit carte blanche, crée un programme, enregistre lui-même le son et l´image et envoie son matériel à l'équipe de production. Nous produisons ensuite un format qui est diffusé en „live“ pour la première fois aux dates annoncées. Une quinzaine de sessions différentes par série sont ainsi produites et diffusées.

Un concert de jazz en ligne est-il comparable à un concert dans une salle? Qu'en pensez-vous?
Nous vivons une période inhabituelle où chacun est obligé de s'adapter aux conditions d'une quarantaine. Le secteur culturel a été très affecté par l´annulation de tous les événements en direct, mais n´est pas prêt à perdre l´espoir. L'idée principale de cette plateforme est de continuer à offrir aux gens de la musique bien produite, mais à la fois vivante et spontanée. Même si l'effet „live“ ne peut pas être le même comme pendant un concert de jazz en salle, notre équipe se charge de proposer un produit de haute qualité, malgré la mise en scène inhabituelle. De plus, les spectateurs ont la possibilité de commenter directement et de communiquer entre eux, comme ils le feraient dans la salle de concert. Enfin, il était important pour nous de maintenir des rendez-vous tels que les Apéro’s Jazz du dimanche à 11h00. Nous avons donc délibérément choisi les horaires suivants pour le streaming: mardi à 21h00, vendredi pour l´after-work à 17h00 et dimanche à 11h00.